La voie de la mobilité est ouverte pour 2020 : explication

20/12/2019

La formation d’un nouveau gouvernement fédéral, même 200 jours après les élections, n’est pas pour demain. Il y a pourtant pas mal de nœuds qui doivent être dénoués. Un des dossiers les plus difficiles est sans aucun doute celui de la mobilité. Nous perdons tous de nombreuses heures dans les embouteillages chaque jour et des initiatives comme le cash-for-car et le budget de mobilité ont encore un long chemin à parcourir. Pourtant, la voie vers la mobilité multimodale est ouverte.

Les projets des autorités locales

Plusieurs villes mettent en place, de leur propre initiative, des solutions de mobilité durable et harmonieuse en provenance et à destination de leur ville. Des projets comme « Slim naar Antwerpen » à Anvers et « Good Move » à Bruxelles ont déjà vu le jour. L'un des objectifs de ce dernier est de réduire de 21 % le trafic automobile dans la région bruxelloise. En même temps, le gouvernement bruxellois va investir massivement dans d'autres modes de transport et veut même complètement interdire les voitures diesel et essence dans le futur.

Les jeunes réinvestissent l’espace urbain

De plus en plus de jeunes restent dans la ville après leurs études et adaptent leurs habitudes. Des villes telles que Liège, Anvers, Bruxelles, Hasselt et Gand gagnent en popularité. Cette dernière a une économie à croissance remarquablement rapide avec de nombreuses entreprises innovantes. Et cela attire encore plus de jeunes. Pour eux, posséder une voiture n'est plus un but en soi : se déplacer est l'essence même de la mobilité douce, et des initiatives telles que les vélos en libre-service et les trottinettes électriques sont déjà bien établies. Pendant longtemps, nous avons pensé que les gens n'étaient pas prêts pour une nouvelle mobilité. Mais en fin de compte, le changement semble avoir commencé.

Les entreprises facilement accessibles sont privilégiées

Aujourd'hui, les employeurs parlent de plus en plus de la « guerre des talents », car certains profils sont énormément recherchés. Salaires élevés, voitures de société, avantages extra-légaux, assurances, jours de congés supplémentaires, ... Les entreprises sortent le grand jeu pour attirer les talents tant convoités. Cependant, il y a un point qui pèse de plus en plus lourd dans la balance et qui est plus difficile à changer pour les RH : l'accessibilité. Les entreprises situées le long de l'A12 entre Boom et Wilrijk peuvent en témoigner... De nombreuses PME sont à la recherche de personnel qualifié, mais ne sont pas en mesure de pourvoir les postes vacants car l'accessibilité laisse à désirer. Emprunter l’A12 n'est pas une partie de plaisir et les modes de transport alternatifs sont (pour le moment) à peine ou mal coordonnés. Par conséquent, les candidats, même avec une belle proposition de salaire, finissent par abandonner. La mauvaise accessibilité d'un employeur est devenue un point de rupture.

Les employeurs misent sur la mobilité

La mobilité est importante, surtout dans l’équilibre vie privée – vie professionnelle. Les entreprises l’ont bien compris et font désormais la transition vers une mobilité durable. Les solutions sont multiples : homeworking, les espaces de coworking, vélos d’entreprise, le budget mobilité, …

La transition électrique stimule la durabilité

Il semble que la voiture électrique ait gagné le cœur des particuliers et des entreprises. Les chiffres de juin 2019 indiquent que 7 % de toutes les voitures de société vendues en Flandre étaient électriques. Les nouveaux modèles Tesla Model 3 et Audi E-tron (qui est également fabriqué dans notre pays), y sont pour quelque chose. Les gens sont enfin ouverts à la mobilité électrique. Et ça a toujours été différent. Les voitures électriques amènent également une réflexion plus globale du sens même de la mobilité. Une sorte de prise de conscience se produit. La voiture électrique est combinée avec d'autres moyens de transport, principalement les transports publics, mais de plus en plus en combinaison avec d'autres solutions. Les entreprises qui travaillent aujourd'hui sur la mobilité électrique se penchent également sur la mobilité durable.

Espérons que cela envoie un signal fort à nos futurs décideurs politiques. La voie de la mobilité durable n'a jamais été aussi grandement ouverte et le processus de changement a commencé : les entreprises y travaillent aujourd'hui consciemment et les gens en prennent conscience. Les conditions sont donc idéales pour y remédier et faire de 2020 " l'année de la mobilité ".